mardi 13 avril 2010

Trail des citadelles ...


Me voilà rentré de mon escapade pasquale. Un tour dans les Pyrénées pour le Trail des Citadelles. Le samedi je tiens le stand Brooks/ GoLite/ 2XU en compagnie de Daniel Bellon, qui va ouvrir la semaine prochaine un beau magasin spécialisé à Toulouse,répondant au joli nom de Versant Trail. L'occasion de faire connaître les produits, d'en vendre un peu et de discuter course... Les concurrents viennent en effet chercher leur dossard et font un petit tour par le salon installé dans la salle de Lavelanet. Le soir je retrouve mes collègues journalistes Kris et Rémy et les animateurs de l'épreuve. Le plateau s'annonce relevé, outre le double vainqueur et tenant du titre, Patrick Bruni (qui fait partie de mon team Brooks)on retrouve Thomas Saint-Girons, le vainqueur de l'ultra des Templiers, et Thomas Lorblanchet. Près de 1300 athlètes sur les trois courses, le plein est fait.

Une courte nuit plus tard et me voilà au départ. Michel Arnaud; l'organisateur en chef, avait peur que le parcours soit trop sec, pas à la hauteur de sa réputation... La pluie qui n'a pas cessé de tomber depuis la tombée du jour l'a rassuré à ce sujet. ca va patauger ferme! Nous nous élançons donc dans la nuit à l'assaut de ces 73kms et 3300m+, et des citadelles cathares...Devant ça part vite, les coureurs espagnols présents sont redoutables et veulent aussi montrer qu'il faut compter avec eux. Je suit tout cela d'assez loin car je ne veux (et ne peux aussi) m'en mêler: l'objectif pour moi aujourd'hui est de me balader, prendre quelques clichés et ressentir le parcours. Trois ultras en trois semaines, c'est beaucoup tout de même!
Je suis en tous cas bien content de voir le soleil se lever après une heure et demie de course car ma frontale n'éclaire vraiment plus, j'ai oublié de changer les piles, pas sérieux... Nous pouvons admirer déjà quelques sommets enneigés à l'horizon. Ce n'est pas aujourd'hui que ça va fondre, il ne fait pas bien chaud. La pluie fait déjà quelques apparitions après nous avoir laissé tranquille au départ. Le premier ravitaillement est vite passé. Je n'y reste pas longtemps, n'ayant guère besoin de m'alimenter pour l'instant. Je ne vais pas bien vite, la boisson énergétique de Nutrathlétic a l'air de suffire amplement pour la tâche. Je chipe tout de même quelques chips. Beaucoup de salé, ça tombe bien je n'ai envie que de ça. Je soupçonne Michel Arnaud d'aimer ça aussi...
Nous abordons bientôt les pentes de Montségur. Le temps se gâte et à l'approche du château il neige. Je ne resterai pas bien longtemps en haut pour admirer le paysage. C'est très beau, un peu encombré par contre entre les concurrents qui montent, ceux qui redescendent, les supporters et les touristes. Heureusement que je ne suis pas trop pressé de descendre. Un peu de récup' ne fait pas de mal.
Ensuite... Je cours longtemps seul, ce qui me va bien, surtout que je me sens bien (c'est fou comme ça change tout de courir un peu moins vite que son rythme "compétition", on ne voit pas les choses de la même façon). Je papote un peu avec les bénévoles, reprends quelques chips, tucs, saucissons et autres morceaux de fromage puis discute un peu avec les quelques coureurs croisés sur le parcours, ou me plonge dans mes pensées. La pluie redouble par instants et rend les dernières portions vraiment boueuses voire impraticables. En descente c'est de la glissade et j'avoue que ça m'amuse moins. J'ai bien envie de rentrer finalement. Allez, encore quelques pas, un salut (c'est bien normal tout de même, c'est Pâques!) au Christ en croix qui domine Lavelanet, une descente sur les fesses style tobbogan de boue jusqu'à l'arrivée, et me voilà revenu après 9h57 de course. Un peu fatigué tout de même, 73 kms à pied, même sans trop forcer, ça use les mollets!
Devant ça n'a décidément pas trainer: Thomas Lorblanchet l'emporte dans un "atonishing" 6h53, plus d'une demi-heure d'avance sur Thomas Saint-Girons, qui a bien tenté de s'accrocher mais en vain "Je voulais tester, me dira t il, mais du coup j'ai eu du mal sur les dix derniers kilomètres". Il conserve tout de même sa 2e place juste devant un Patrick Bruni de retour vers la forme. Il a sagement laissé partir le groupe de tête avant de revenir sur les pentes de Montségur et de revenir très fort "c'est tous les ans pareil..." conclut il. Sauf qu'il est tout de même allé une heure plus vite que l'an passé, sous des conditions comparables. Quand l'adversité donne des ailes...

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